Se sentir mieux au lycée

L’éducation pour tous est une chance, celle de pouvoir s’émanciper par l’enseignement et la vie en société. 

 

C’est pourquoi il faut réduire au maximum les inégalités de tous types comme celles que subissent les personnes en situation de handicap. En ce sens, nous proposons donc de faire plus de place au sport partagé au lycée (pratiques sportives incluant les élèves en situation de handicap). L'idée du sport partagé, initiée par l’UNSS, est particulièrement intéressante pour l’intégration des personnes valides comme non valides. Différent du handisport, le sport partagé réunit des élèves en situation de handicap & des élèves valides dans la même pratique. L'objectif est simple : permettre aux élèves d’avoir un autre regard sur l’autre, d’aborder la pratique physique d’une autre façon, en faisant plus attention à l’autre et en avançant ensemble. On observe un esprit d’entraide entre ces jeunes, de valorisation de l’estime de soi, de partage tout simplement. Lors des rencontres, les élèves ont l’impression de faire partie d’un seul et même groupe. Les élèves en situation de handicap ont également un regard plus positif sur eux-mêmes. Ils réalisent qu’ils peuvent faire des activités comme les élèves valides et réussir au même titre qu'eux. Ils sont ainsi plus motivés pour faire du sport, ce qui induit une plus grande motivation dans leurs apprentissages en général. Leur sens de l’effort augmente car ils ne le font pas pour eux mais pour l’équipe.

 

Le sport est éminemment important dans notre développement et une structure telle que l’UNSS est une réelle chance que nous devons utiliser pleinement. C'est pour cela que nous proposons d’initier une consultation nationale au sujet de l'UNSS, afin de cerner les enjeux du secteur ainsi que leurs potentiels besoins.

 

Les élèves en situation de handicap d’ailleurs n’ont pas tous les mêmes besoins que nous, cela peut paraître évident et pourtant il nous semble très important de le rappeler. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin. Ainsi, nous proposons une mise à disposition de manuels numériques pour tous les élèves en situation de handicap.

 

Ensuite, il nous semble important de sensibiliser l’ensemble de la communauté éducative aux handicaps dans toutes leurs pluralités en créant à l’instar du concours national des éco-délégués un concours national sur le handicap.

 

Toujours dans ce but de se sentir mieux dans son lycée, il est nécessaire pour nous de lancer une consultation au sujet du rythme scolaire (horaires de cours) pour éventuellement le repenser.

 

Enfin, pour que chacun se sente au mieux à sa place, nous proposons de créer un nouvel interlocuteur : l'ambassadeur santé.

 

Quelles seraient ses missions ?

 

- Mener des actions de sensibilisation et de prévention, en intervenant et/ou en faisant intervenir des associations en classe par exemple, pour traiter des sujets tel que l’addiction, la prévention au suicide, la lutte contre les troubles alimentaires, la prévention de certains cancers, les risques liés à la vie sexuelle...

- Lutter contre le surpoids chez le lycéen en faisant la promotion du sport santé.

- Oeuvrer sur le terrain en discutant avec l’équipe pédagogique, les élèves et tous les usagers des lycées en France, pour équilibrer les repas dans les cantines scolaires, augmenter le taux d’élèves licenciés à l’UNSS ou dans l'AS de leur établissement le cas échéant etc.

 

Le champ des possibles est grand pour les ambassadeurs santé car de nombreux thèmes sont à aborder !

 

L'objectif n’est pas de remplacer les infirmiers scolaires, mais de créer un nouvel interlocuteur, lycéen, plus proche de l’élève. Enfin, ce projet a pour vocation d’intéresser les élèves à des questions relatives à la santé publique ou à leur santé personnelle, afin qu'ils se sentent mieux, tant dans leur peau que dans leur lycée.

Ce programme a été réalisé avec l'aide du groupe de travail sur le handicap. Des personnes donc atteintent de handicapes ont pu alors nous éclairer sur leurs besoins et ont permis la conclusion de ce programme. Merci à eux.